Feu vert au contournement autoroutier de Strasbourg

Le grand contournement autoroutier de Strasbourg passera par l'ouest de l'agglomération et sera mis en service en 2012, selon le décret paru jeudi au Journal officiel.
Le décret du Premier ministre François Fillon et du Ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo déclare d'utilité publique et urgents les travaux de ce projet de concession privée destiné à offrir une alternative aux véhicules de transit.
L'infrastructure aujourd'hui en phase d'études préliminaires sera celle d'une autoroute à 2x2 voies formant une boucle d'environ 24 kilomètres, qui portera le nom de A355.
En discussion depuis 30 ans, elle est destinée à capter un trafic d'environ 40.000 véhicules/jours, en augmentation de plus de 40% en 10 ans et qui asphyxie la circulation autour de Strasbourg.
La Direction régionale de l'équipement rappelle que les objectifs de ce Grand contournement ouest (GCO) sont multiples. Il s'agit d'assurer la continuité de l'axe régional nord-sud en reliant le noeud A4-A35 au nord, d'améliorer les relations entre les villes moyennes alsaciennes et d'offrir à l'ouest un meilleur système autoroutier aux Strasbourgeois.
Le débat sur le grand contournement ouest remonte aux années 1970 et a régulièrement été remis d'actualité au fur et à mesure de la saturation de l'A35 jusqu'en 1999 quand ont été définis les objectifs et le tracé de l'autoroute. La phase d'enquête d'utilité publique a été lancée en 2006.
Dans un communiqué, le collectif "GCO Non merci" qui rassemble des associations, des élus et des agriculteurs et milite depuis plusieurs années en faveur de solutions alternatives, dénonce un "projet qui encourage le trafic routier (...) et porte atteinte à la biodiversité", menaçant entre autres le grand hamster d'Alsace.
Selon Alsace Nature, ce décret va "dans le sens opposé" aux discours sur le Grenelle de l'Environnement et "les messages alarmistes sur le dérèglement climatique".

Grenelle de l'environnement : accord sur les transports

La table ronde du Grenelle de l'environnement consacrée à la lutte contre le changement climatique s'est accordée sur plusieurs mesures phares comme l'écopastille pour les voitures et de grands axes ferroviaires pour les camions, a annoncé le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo.
Auter avancée, l'achat d'une voiture particulière "vertueuse" donnera lieu à "une ristourne" (l'écopastille) financée par un malus annuel sur les voitures les plus énergivores et polluantes, a précisé M.Borloo.
Le ministre a également indiqué que "sauf pour des raisons de sécurité, nous n'augmenterons plus de façon significative les capacités routières et aéroportuaires".
"Il n'y aura plus de camions de transit sur les grands axes: on va les mettre sur des trains; on lance deux grandes lignes nord sud-est et nord sud-ouest et il faut avoir tout bouclé dans les trois ans", a poursuivi M.Borloo.
En ville, 1.500 km de tramway doivent être construites "hors Ile-de-France" contre 329 aujourd"hui, soit un programme de 17 mds d'euros dont 4 financé par l'Etat.

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Première en France : des bus autorisés à rouler sur la bande d'arrêt d'urgence d'une autoroute

Le président du conseil général de l'Isère, André Vallini, a inauguré lundi une "voie spécialisée partagée (VSP)" longue de 4 kilomètres sur l'A 48 à l'entrée de Grenoble, qui autorise, en cas de bouchon, les bus à rouler sur la bande d'arrêt d'urgence.
Cette voie expérimentale, dont la création a été autorisée par le ministère de l'Equipement, est une première en France. Un bilan concernant la sécurité sera fait dans un an, avant de valider ce type de voies pour d'autres autoroutes, a indiqué M. Vallini.
"L'idée est que les automobilistes coincés dans les bouchons à l'entrée de Grenoble se disent qu'il est plus intéressant de prendre le bus pour aller au travail", a-t-il expliqué.
La nouvelle voie a nécessité un important équipement informatique et la création de refuges tous les 500 m pour les véhicules en panne. Elle a coûté 6,2 M d'euros alors que selon le Conseil général la construction d'une nouvelle voie d'autoroute aurait coûté entre 25 et 30 M EUR.
Elle est ouverte à la circulation des bus uniquement, et pas aux taxis, lorsque la vitesse du trafic routier tombe à moins de 50 km/h. Un feu lumineux signale aux conducteurs de bus autorisés, c'est à dire aux chauffeurs ayant suivi une formation spéciale d'une demi-journée, qu'ils peuvent rouler sur la VSP sans dépasser 50 km/h. Si la trafic est totalement arrêté, la vitesse des bus sur la VSP est limitée à 30 km/h.
La VSP a déjà suscité l'intérêt de plusieurs collectivités locales. Des responsables des départements du Nord et de la Haute-Garonne sont venus visiter l'installation.

Pékin expérimente la circulation alternée

Plus d'un million de voitures se sont vu interdire les rues de Pékin vendredi, dans le cadre d'une expérience de circulation alternée qui devrait être renouvelée, si concluante, pendant les jeux Olympiques de l'été prochain.
L'expérience dure quatre jours et vise à améliorer la qualité de l'air de la capitale, généralement plombé par la pollution, grave sujet de préoccupation pour le monde sportif. Plus de 6.500 policiers sont mobilisés.

New York veut installer des péages à Manhattan

Les autorités fédérales américaines ont décidé mardi d'allouer 354 millions de dollars à la municipalité de New York pour l'aider à installer des péages pour les véhicules automobiles à l'entrée de Manhattan.
Le plan du maire de New York Michael Bloomberg qui doit encore être approuvé par les parlementaires de l'Etat de New York vise à décongestionner la circulation dans la ville et ainsi faire baisser la pollution atmosphérique. M. Bloomberg espérait 536 millions de dollars.

Si le plan est adopté, New York deviendra la première ville aux Etats-Unis à installer des péages urbains, comme cela s'est déjà fait à Londres et Singapour. Le plan prévoit notamment une taxe de 8 dollars pour les automobilistes entrant à Manhattan les jours de semaine et de 21 dollars pour les camionneurs. Cette taxe devrait dissuader nombre d'automobilistes à utiliser leur voiture et les encourager à utiliser les transports en commun, affirment les partisans du projet.
Une partie de l'argent fédéral est destinée à améliorer le service des transports en commun et à créer des parkings près des stations de métro aux portes de la ville pour les banlieusards.
Les parlementaires de l'Etat de New York ont mis en place une commission pour examiner en détail le plan de la municipalité. Ses recommandations sont attendues d'ici à la fin janvier 2008. Le plan doit être définitivement approuvé d'ici à la fin mars 2008.

Un nouveau dispositif d'autopartage à Paris

Bertrand Delanoë, maire de Paris, a inauguré mardi un nouveau dispositif de voitures en libre-service baptisé "Okigo", mis en place par Vinci-Avis.
A partir du 7 juillet, il sera possible de réserver une voiture par téléphone ou sur internet (www.okigo.com) grâce à une carte à puce (9,90 euros par mois), 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
Les tarifs (au minimum une heure, à 4 euros de l'heure, plus 0,35 euros par km) sont proportionnels à l'usage de ces voitures de moins de 6 mois (Peugeot 1007), peu polluantes, qu'il faut remettre au parking où elles ont été prises.
"Je me suis pas mal avancé sur toutes les questions relatives à l'autopartage, ce n'était pas par hasard, car tout est lié", a déclaré le maire de Paris, rappelant sa volonté de faire du "développement durable", à douze jours de la mise en place du dispositif de vélos en libre-service Vélib'.
"Depuis 6 ans, a-t-il dit, j'ai pour préoccupation que Paris soit une ville du XXIe siècle, qu'elle ait un souci constant de la santé de ceux qui y vivent et que, par rapport au patrimoine reçu, nous soyons intelligents ensemble".
Selon lui, l'autopartage procède de "la même logique" que la réforme des horaires du métro, le fonctionnement des autobus tard le soir, la création des couloirs de bus, le tramway et les navettes fluviales, dans une ville où 57% des ménages n'ont pas de voiture.
"Qui me dit que des entreprises privées ne vont pas arriver avec des véhicules électriques sur ce marché?," a-t-il ajouté.
Denis Grand, PDG de Vinci Park, a souligné la "commodité" et la "simplicité" du système avec une assistance 24 heures sur 24 et des sièges bébés disponibles. Une voiture en autopartage remplace 8 à 10 voitures individuelles, et produit 15 à 30% de CO2 en moins, a-t-il dit.
Quatre stations sont ouvertes actuellement (Lobau-Rivoli, Bourse, République et Bastille) et 25 le seront à la fin de l'année.

Un péage pour entrer dans Stockholm

Le parlement suédois a voté mercredi en faveur d'un péage urbain à Stockholm qui entrera en vigueur le 1er août prochain pour réduire embouteillages et pollution dans la capitale. Ce péage servira à financer des projets d'infrastructures routières. La capitale suédoise emboîte ainsi le pas à des villes comme Londres, Rome et Singapour.
Un système de caméras aux péages identifiera les voitures. Les automobilistes auront le choix entre un prélèvement automatique sur les comptes bancaires ou un paiement par factures.

Un système de voitures en libre-service prochainement à Paris

Le maire de Paris Bertrand Delanoë a annoncé la mise en place prochaine, "avant la fin de l'année", d'un dispositif de "voitures non polluantes en libre-service", à l'instar du système Velib'.
Comme pour les vélos, il s'agirait d'utiliser une voiture pour un temps court, une heure ou deux par exemple, de la prendre à un endroit et de la laisser à un autre. Contrairement au système Vélib' en phase de lancement, qui permettra, par exemple, d'emprunter un vélo près d'une gare et de le restituer dans une autre, l'usage de ces voitures devra se faire "en boucle".
La mairie aurait labellisé deux entreprises pour fournir ce service.

Nicolas Sarkozy en faveur d'une nouvelle traversée sous les Pyrénées

A l'issue de leur entretien à Madrid hier jeudi 31 mai, Nicolas Sarkozy et José Luis Zapatero, chef du gouvernement espagnol, ont affirmé leur volonté de trouver une solution de connexion ferroviaire par les Pyrénées centrales.
Cette traversée, qui revient régulièrement sur le devant de la scène, est très controversée. Au point que l'Union européenne avait décidé en juin 2002 de ne pas l'inclure dans ses projets prioritaires. En juillet 2003, Gilles de Robien, alors ministre des transports, avait indiqué vouloir se concentrer sur la réalisation de la liaison Perpignan Figueras dont les travaux sont aujourd'hui en cours. Mais la situation actuelle du fret, à la limite de la rupture, oblige à rouvrir le dossier. "Une connexion ferroviaire par les Pyrénées centrales permettra le transport du fret et soulagera des pressions qui existent à l'heure actuelle. C'est un projet indispensable pour l'Espagne" a indiqué le chef du gouvernement espagnol.
Message reçu côté français, le président Sarkozy se livrant à un véritable plaidoyer en faveur du ferroutage et des autoroutes de la mer. "L'Espagne connaît une croissance forte depuis de nombreuses années. Tant mieux, profitons-en. Ce n'est pas la peine de dire que la France a dans ses atouts une situation géographique centrale pour considérer que les Pyrénées doivent rester une barrière infranchissable." Les deux hommes ont donc promis de faire de la traversée centrale des Pyrénées un des sujets majeurs du prochain sommet franco-espagnol en France, à l'automne prochain.
Julien Beideler

Un ancien ministre distribue des tracts sur une autoroute

Le député-maire de Dunkerque et ancien ministre Michel Delebarre, accompagné d'autres élus de gauche, a distribué des tracts vendredi aux usagers de l'autoroute A25 (Dunkerque-Lille) pour dénoncer son délabrement et l'inaction de l'Etat.
Selon M. Delebarre, "malgré les multiples interpellations des élus depuis des années, l'Etat n'a pas respecté ses engagements dans le cadre du dernier contrat de plan, reportant sans cesse les travaux annoncés".
Interrogé par l'AFP sur ceux ayant pourtant récemment démarré, le député-maire a déploré qu'ils soient prévus sur "sept ou huit ans", ce qui n'est "pas très sérieux" eu égard aux nuisances subies par les usagers. Il aurait préféré de vrais travaux sur six mois, au lieu de ces "mesurettes".
Les détériorations de l'autoroute engendrent, d'après les élus, de grandes difficultés pour les automobilistes, notamment dans le secteur de Nieppe, où plusieurs dizaines de kilomètres de bouchons sont enregistrés, selon eux, chaque matin.
"En refusant de débloquer les fonds nécessaires à sa réfection et au passage à deux fois trois voies des dix kilomètres les plus fréquentés - 80 à 100.000 véhicules par jour! - l'Etat freine l'activité économique du port de Dunkerque, entrave le développement de la Flandre et pénalise injustement ses habitants", affirme M. Delebarre dans une lettre adressée au Premier ministre Dominique de Villepin.

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