D'après une étude menée par Secteur Public et Agysoft, 172 602 marchés publics auraient été recensés en 2008 pour un montant frôlant les 46 milliards d'euros.
C'est le ministère de la Défense qui serait le principal acheteur public français, avec plus de 15 milliards d'euros dépensés. Toujours d'après cette étude, les autres ministères auraient été plus économes puisqu'ils auraient déboursé seulement 250 millions d'euros. Les CHU auraient mandaté 247 millions d'euros, les communautés urbaines 208 millions d'euros, les conseils régionaux 186 millions d'euros, les conseils généraux 162,4 millions d'euros et les mairies de plus de 5000 habitants 101,6 millions d'euros.
37% des marchés concernaient des travaux, 33% des services et 30% de la fourniture d'équipements.
Ce qui aurait permis à 18 578 fournisseurs de remporter au moins un marché au cours de l'année, avec une moyenne de 4,18 marchés remportés par fournisseur. Le montant moyen de chaque marché serait de 266 460 euros HT. Un chiffre en baisse par rapport à 2007 (323 036 euros HT).
Cette étude, comme celle de l'Observatoire économique de l'achat public de Bercy (OEAP), est naturellement intéressante. On peut toutefois douter de l'exactitude des données ainsi recueillies. En effet, l'Assistance publique-hôpitaux de Paris, premier CHU de France, mandate un milliard d'euros par an pour ses achats. On ne voit pas comment le total des CHU pourrait atteindre à peine le quart de cette somme. De plus, le PIB de la France étant d'environ 2 000 milliards d'euros, le poids des achats publics s'élèverait à peine à 2,3 %, contre 15 % pour l'ensemble de l'Union européenne.
Il y a quelque chose qui cloche au royaume de l'achat public, pour paraphraser Shakespeare (Hamlet), mais ça, ce n'est pas nouveau...
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