Sur nos écrans à partir du 2 décembre 2009, le film "La Sainte Victoire" réunira tous les ingrédients qui font un succès au cinéma : une ville de province connue dans le monde entier, Aix-en-Provence, deux adversaires politiques (mais non ce ne sont pas les vrais candidats, Maryse Joissains et Alexandre Medvedowsky !), un architecte qui veut obtenir un marché public... Ajoutez un casting d'enfer autour du réalisateur François Favrat : Christian Clavier, Michel Aumont (1), Clovis Cornillac, Sami Bouajila, Marianne Denicourt, Vimala Pons, Valérie Benguigui, Marilyne Canto...
Pour ceux qui préparent déjà leurs sorties de Noël, voilà l'intrigue en bref : "Vincent Cluzel brigue la mairie d'Aix-en-Provence. Avec ses vestes de velours et sa morale en bandoulière, il incarne 'l'anti-people'. Face à lui, le maire sortant est une bête politique d'envergure nationale, surmédiatisée. À quelques mois du scrutin, c'est loin d'être gagné ! Chaussures de marque et costumes sur mesure, Xavier Alvarez, petit architecte, dissimule avec soin ses origines modestes. Il a toujours rêvé d'une vie bourgeoise et d'une femme comme la fille de Vincent.Fasciné par les Cluzel, Xavier s'investit corps et âme dans la campagne municipale de Vincent avec comme arrière-pensée le marché public qu'il convoite... l'affaire de sa vie ! Xavier transforme l'image de son poulain et met la pression sur le camp adverse. Grâce à Yacine, son pote de toujours, un ancien flic revanchard, il réussit à impliquer l'adversaire de Cluzel dans un scandale politico-industriel.Une fois la victoire acquise, Xavier rappelle à Vincent le retour d'ascenseur attendu. Et c'est là que tout se complique. Leur amitié sincère, nouée dans la conquête du pouvoir, se heurte alors aux limites des intérêts et de l'ambition..." (NDLR : et aussi aux limites du délit de prise illégale d'intérêt, voire de corruption peut-être ?).
D'ici là, et plus modestement, vous pourrez mettre à jour votre droit pénal des marchés publics, avec un article à paraître dans "Le Moniteur" des 13 et 20 novembre 2009 : "Le favoritisme : un délit qui fait peur".
Nota : à celles et ceux qui savent que je connais bien la région dont il est question dans ce film, je tiens à préciser que je ne suis pour rien dans la rédaction du scénario, et que toute ressemblance avec des faits existants ou ayant existé, etc., serait purement fortuite, puisque j'y suis pour rien... !
(1) Michel Aumont était au théâtre l'inoubliable interprète de "Salieri" dans "Amadeus", la reprise récente de la pièce de Peter Schaffer portant sur les rapports complexes de Mozart (Lorant Deutsch) et Salieri.
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